Les tribulations d'un français en Chine : Quatrième partie

Publié le par Apprenti Juriste

Hong-Kong est une ville traumatisée par les épidémies. Elle a subi le SRAS, puis la grippe aviaire. C'est pour cela que quand un grippe H1N1 a été déclaré dans un hôtel, celui-ci a été bouclé pendant une semaine. Cet hotel c'est le metropark hotel de wanchai...c'est à dire l'hôtel en face de là ou je suis. J'ai eu l'occasion de discuter avec quelqu'un qui était dans l'hotel au moment du blackout. Selon lui, les "séquéstrés" étaient merveilleusement pris en charge. Non seulement ils avaient à manger et à boire à leur convenance mais ils avaient également plusieurs examens médicaux chaque jour pour vérifier leur état. Au passage c'est un super hôtel (photo de l'intérieur ci-contre), j'aurais été ravi d'être enfermé dedans !


C'est pour cela que le gouvernement de Hong-Kong impose à l'occasion de la grippe H1N1 un certain nombre de mesures qui paraitraient complètement disproportionnées en France. Par exemple, les poignées des portes et les boutons des ascenseurs doivent être stérilisés toutes les deux heures dans les lieux privés et toutes les heures dans les lieux publics.

 



C'est aussi une ville cosmopolite. Le dimanche, des dizaine de milliers de philippines, d'indonésiennes et de malaisiennes se retrouvent dans les rues pour manger ensemble. Ils envahissent les parcs, les trottoirs et sous les ponts. Vous vous demandez peut-être pourquoi je conjugue au féminin. Eh bien parce que ce sont exclusivement des femmes qui travaillent comme « helper » (traduire « aide ménagère à temps complet sans contrat de travail et payée une misère »). C'est une pratique très courante chez les habitants qui en ont les moyens. Il n'y a pas ici cet aspect de la culture française qui consiste à culpabiliser de se faire servir. Les gens qui sont ici (y compris les helper avec lesquelles j'ai eu l'occasion de discuter) ne voient aucun problème à ce qu'une personne soit au service d'une autre. Quand on les interroge sur leur condition, elles considèrent qu'elles ont eu de la chance parce qu'elles gagnent bien plus que leurs compatriotes restées au pays. Cet argent leur servira ensuite à faire des études ou à faire construire une maison.

 

Ensuite, Hong-Kong est une ville qui ne s'arrête jamais. C'est ce qui frappe le plus un français habitué aux horaires d'ouverture diurnes et au travail dominical. Ici vous pouvez acheter à n'importe quelle heure, une partie des magasins ferment autour de minuit, mais de nombreux autres restent ouverts 24h sur 24. En plus de ça vous pouvez acheter n'importe quoi, des produits chinois, japonais, américains et même français. Mais le plus surprenant est que vous pouvez acheter n'importe ou. Quand vous descendez à la supérette à 4h du matin, vous trouvez non seulement des nouilles chinoises et des saucisses, mais également des timbres et des médicaments à coté de films piratés et de chaussures. Cela fait de Hong-Kong un des endroits les plus agréables au monde pour dépenser son argent.

 

Enfin, c'est une ville wi-fi. Qu'il y ait internet sans fil dans les bars, je veux bien. Dans les bus et les tramways...passe encore. Mais il y a également internet dans les cabines téléphoniques, dans les salons de massage et j'ai même trouvé une table wi-fi que je vous met en photo.

Publié dans Voyage en Chine

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Audrey 24/08/2009 19:33

Eh bien Nico... ça me fait rêver tout ça. J'avoue que l'Asie ne m'a jamais attirée, mais à te lire on a quand même envie de se retrouver parmi toutes les bornes wi-fi, les helper et les bars qui ne dorment jamais! J'espère que tu en profites à fond, mais je te connais bien et je sais que oui :). Pense à moi pauvre Orcéenne qui n'a point ta chance! En espérant te voir bientôt pour un récit complet. Bisous !

Apprenti Juriste 29/08/2009 14:49


L'asie, pour le peu que j'en ai vu, m'a effectivement l'air d'un continent assez épatant. Si tu veux avoir un avant gout, je conseille le triangle d'or (thailand, laos, vietnam), les prix sont très
faibles et les paysages magnifiques. J'en ai effectivement profité à fond, je te raconterai tout ça.