Les tribulations d'un français en Chine : Première partie

Publié le par Apprenti Juriste

Ayant la chance de passer mes vacances dans le pays le plus peuplé au monde, j'ai souhaité partager cette experience. N'hésitez pas à donner votre point de vue en commentaire ainsi qu'à raconter votre propre experience de la Chine.

 

Départ à Roissy pour Zurich. On rencontre un français, étudiant de HEC Montréal qui revient d'Aix en Provence et retourne à Montréal pour reprendre ses cours. Ma petite sœur qui prends la navette pour se rendre au terminal 1 « C'est le train avec le moins de station que je connaisse. » Le vol pour Zurich se passe bien mis à part le fait que le petit déjeuner passe juste au moment ou je me suis endormi. C'est à mon réveil que je découvre avec effroi que tout le monde à quelque chose à manger...sauf moi.

 

A Zurich, la correspondance pour Shanghai se fait attendre et nous faisons la rencontre d'un homme avec des lunettes rondes, la cinquantaine bien tassée, un style très troisième république, très Arsène Lupin. Il est un coutumier des voyages en Chine puisqu'il travaille dans l'import export.

 

Le trajet entre Zurich et Shanghai est particulièrement éprouvant. Les sièges sont rapprochés ce qui oblige toute personne de plus d'1m65  à des contorsions douloureuses. Aussitôt je pense avoir trouvé la solution en étendant ma jambe dans l'allée, aussitôt une hôtesse de l'air me l'écrabouille avec un chariot de boissons... Elle a beau ajouter à ses excuses un sourire comme elles seules en ont le secret, le trajet reste un des moins agréables que j'ai connu.  D'autant que ma fatigue est très importante puisque je rentre de week-end entre amis à Cabourg et que j'atteinds les 48 heures sans sommeil.

 

Arrivé à Shanghai, l'aéroport est notre premier contact avec la civilisation chinoise. Premier idéogrammes, premier uniformes. On passe devant une caméra thermique sensée repérer les cas de grippe H1N1 dont l'épidémie est en pleine phase de développement sans cependant être contrôlés.

 

A la douane, il est possible de noter l'employé que l'on a en face de soi. Pour cela, il y a des boitiers avec des visages plus ou moins verts et plus ou moins contents. En dessous de ces visages, en anglais, « très satisfait », « satisfait », « pas très satisfait » « très insatisfait ». 

 

Une connaissance vient nous chercher à l'aéroport, le trajet en taxi est notre premier contact avec l'empire du milieu en dehors de l'ambiance feutrée d'un aéroport semblable à n'importe quel autre.

Plusieurs choses frappent : D'abord, Shanghai est un chantier gigantesque, partout on construit, notamment pour l'exposition Universelle de 2010, mais pas seulement. Ce qui frappe aussi, ce sont les voitures, que de voitures neuves pour un pays supposé être « en développement ». Beaucoup de « Buick », les derniers modèles de Volkswagen (golf, polo et Eos majoritairement), des audi A6, des peugeot 206 et 307 également. De temps en temps un 4x4 BMW ou une mercedes. Les plaques d'immatriculation sont composée d'un idéogramme représentant la province et de chiffres arabes pour identifier le véhicule.

Une règle fondamentale domine la conduite en Chine : il n'y a pas de règles. Les clignotants sont essentiellement la pour décorer, tout comme les lignes blanches et les forces de polices qui ont du faire le choix entre verbaliser tout le monde et ne verbaliser personne. L'image d'une population disciplinée qui obéit aux règles au doigt et à l'oeuil en prends tout de suite un coup. Celui qui a déjà donné un coup de pied dans une fourmilière sais à quoi ressemble la circulation à Shanghai, les deux roues côtoient les voitures et les camions, tout cela dans un joyeux bazar. Par miracle, tout le monde se frôle sans jamais se toucher.

L'après midi même, nous prenons le train pour Hong-Kong. Faute de trouver un taxi suffisamment grand pour nous accueillir, nous y allons en métro. Le métro est tout neuf et digne de ce qui se fait de mieux en occident : climatisation, écrans de télévision, annonces visuelles et sonores des stations. Parmi les déconvenues, on est surpris par le manque de politesse des chinois. que nous rencontrons. Ceux qui vous bousculent ne s'excusent pas. La galanterie semble également être aux abonnés absents.

 

Nous arrivons à la gare centrale ou nous devons prendre le train pour Hong-Kong. A la gare, nous rencontrons des gens formidables. Une londonienne de 22 ans qui travaille dans une société d'agences de voyages et qui commence un séjour de 3 mois à travers toute l'Asie. Nous discutons également avec deux jeunes Hong-Kongais, un homme et une femme. Ils sont collègues, l'homme est chanteur d'opéra, en plus de sa langue natale il parle le français, l'anglais, l'italien et un peu d'allemand. La femme est joueuse de piano et tout aussi douée en langues.  Ils travaillent en couple dans une école de musique. Il joue au piano et apprends le chant, elle apprends la danse. e sont ce genre de rencontres qui font la beauté des voyages, des gens cultivés, ouverts, souriants. Nous parlons pendant deux heures sans même s'en rendre compte.

 

Une fois dans le train, nous découvrons des cabines confortables, spacieuses, avec la climatisation et la télévision la encore. Les couchettes sont larges et confortables, c'est enfin une bonne nuit de sommeil qui s'annonce.

 

Dans le couloir, on rencontre un américain reporter pour National Geographic. Il connait le monde comme sa poche, c'est absolument prodigieux. Dans la même cabine se trouve une femme née à Taïwan mais qui a vécu 20 ans à Hawaï. Hong-Kong s'annonce d'une diversité passionnante. Et contrairement au métro de Shanghai, ici les gens sont d'une politesse à toute épreuve.

Publié dans Voyage en Chine

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Audrey 24/08/2009 19:25

désolé pas le temps d'écrire un commentaire, j'ai le besoin urgent de lire la 2è partie :)