Crise financière mondiale… L’apocalypse attendra

Publié le par Apprenti Juriste

Cette semaine fut source de beaucoup de tensions dans les sphères économiques du monde entier. Cependant, alors que les cernes des salariés des grandes banques mondiales s’agrandissaient de jour en jour, une solution a été trouvée par le gouvernement américain pour mettre fin à la crise.

 

Cette solution c’est de résoudre une fois de plus ses problèmes par l’emprunt. Le gouvernement va prendre a son compte toutes les créances dont les grandes banques veulent se débarrasser et qui faisaient douter les économistes. Le montant de ces créances est énorme. Le Sénateur républicain Richard Shelby les a évaluées à 1000 milliards de dollars. Si cette information est vérifiée, ce serait le plus grand sauvetage financier n’ayant jamais existé, plus important que celui tenté au moment de la crise de 1929.

 

Ce sauvetage a rendu les places boursières euphoriques, le CAC 40 frôle les 10% d’augmentation battant son record depuis son existence, la bourse de Moscou a pris 28% dans la journée.

 

Cependant, il ne faut pas céder à l’euphorie, la banque fédérale américaine (équivalent de la banque centrale européenne) a maintenant une dette de 1000 milliards de dollars supplémentaire sur les bras. Elle a plusieurs options à sa disposition.

 

Elle peut continuer à émettre des bons au porteur mais ceci fragilisera encore sa position vis-à-vis des pays étrangers. Ce mécanisme lui permet d’emprunter à grande échelle. Or ces bons sont vendus à qui veut les acheter. La Chine par exemple en  détient un nombre impressionnant. Un jour la Chine peut décider de les vendre tous en même temps et ainsi créer une disproportion entre l’offre et la demande qui entrainerait une chute brutale du dollar déclenchant la panique et affaiblissant considérablement l’économie. C’est ce qu’on appelle la guerre économique.

 

Elle peut aussi « faire marcher la planche à billets » c'est-à-dire émettre de la monnaie pour rembourser la dette mais ceci entrainerait l’inflation dont les conséquences peuvent être désastreuses.

 

Aujourd’hui la banque fédérale américaine à sauvé l’économie américaine et par conséquent mondiale, mais elle l’a aussi fragilisée. L’avenir dira si cette décision fut la bonne.  

 

Aujourd’hui une page se tourne, la page du libéralisme roi, une nouvelle période s’ouvre dans laquelle le gouvernement américain intervient dans l’économie et pourra ainsi demander des comptes aux grandes institutions économiques.

 

 

Publié dans Economie

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